|
|
L'HISTOIRE DE LA POTERIE |
|
Quand ceux-ci chassèrent les marchands Grecs d'Antipolis (la ville d'en face, vue de Nice) pour l'appeler Antiboul, ils n'avaient qu'une idée en tête : exploiter la "vallea aurea" devenue aujourd'hui : Vallauris. Ils construisirent une forteresse, l'oppidum des Encourdoules, pour protéger les petits artisans qui exploitent depuis longtemps déjà cette composition naturelle du minerai argilo-siliceux extrait des collines voisines : cette fabrication de terre cuite d'une nature exceptionnellement réfractaire date de deux mille ans au bas mot.
Etre potier, à Vallauris, c'est être à la fois un modeste mais fier brasseur d'argile et de feu mais aussi un artiste pour la Forme, la Couleur, le Dessin, la Présentation. Ce métier aride, ingrat, exigeant, rempli celui qui l'exerce d'humilité et d'orgueil - humilité car on lutte contre les forces de la nature, qu'il s'agisse de la terre ou du feu - de l'orgueil quand l'oeuvre, fut-elle la plus dépouillée, attire un seul regard d'admiration. Les potiers de Vallauris, pour qui les multiples facettes de la céramique n'ont aucun secret, exercent en fait un art presqu'aussi vieux que le monde et ils en sont fiers. |
|
|
|
|